De par le monde, plus de 31 millions d'animaux prisonniers des fermes d'élevage mènent une existence monotone et artificielle. Ce nombre équivaut à 26 millions de visons, à 4.5 millions de renards, à 250 000 chinchillas auxquels s'ajoutent des lynx, des zibelines, des lapins etc.
==> Pour confectionner 1 manteau de fourrure avec des visons femelles il faut 50 animaux; avec des visons mâles 30 animaux.
==> Un seul manteau de renard requiert la mort de 18 animaux et celui en chinchillas plus de 100.
Tous les besoins les plus élémentaires de ces animaux sauvages demeurent bafoués et reniés.
Ils souffrent massivement de troubles de comportement liés à leur incarcération, attrapent de multiples maladies, d'infections de la peau, d'empoisonnements du sang, de diarrhées, de pneumonies et deviennent l'hôte de parasites tels que puces, poux, tiques ou acariens divers.Sans oublier les mouches attirées par les monceaux d'excréments qui s'accumulent dans et autour des fermes.
80% des fourrures vendues au Canada proviennent de fermes d'élevage. La majorité des fermes de visons se retrouvent en Ontario et celles des renards en Nouvelle-Ecosse. Selon Statistiques Canada, il y a au Québec 42 fermes de renards et 22 fermes de visons (1998). Les Etats-Unis produisent mondialement 10% des fourrures provenant d'animaux prisonniers de cages; 60% à 75% des manteaux vendus dans ce pays sont des fourrures de fermes d'élevage . L'industrie planétaire de la fourrure provient à 85% de fermes d'élevage.
FINI LE RÊVE DE LIBERTÉ
Il court, il court. Sillonnant un pré, fendant les broussailles, grimpant les arbres, plongeant dans l'eau dans un élan de grâce pour descendre au fond à grands coups de pattes... Une blessure à la patte le fait sursauter. Son compagnon de cellule montre les dents. La puanteur indescriptible des excréments des cent milles autres visons, renards, irritent ses narines. Une fois de plus, sa fugue ne fut qu'un rêve.
Comme depuis les deux cent quarante nuits depuis sa venue «au monde». Deux cent quarante jours de «vie» dans une étroite cage en treillis métallique exiguë - l'une des cinquante mille alignées en longue rangées. Deux cent quarante jours de monotonie, d'odeurs abominables, d'horreurs, d'agressions et de souffrances. Manger, boire, déféquer et se prévenir en permanence des attaques des codétenus. Toujours poussé par l'instinct profond de mouvement. En avant - en haut - en arrière - en bas - en avant - en haut - en arrière - en bas. Jusqu'à l'épuisement total. Bref sommeil - juste le temps de rêver d'une juste liberté. Enfin. La monotonie rompue. Hier, rien à manger. Aujourd'hui non plus. Les cris perçants tout alentour s'amplifient. Ça y est - une main «humaine» épaissement gantée empoigne l'animal qui pousse une plainte aiguë. On enfonce brutalement sa truffe dans un trou où des gaz brûlants l'étouffent avant qu'il ne perde conscience. Le poing du bourreau lui renverse la tête. Crac. Fini. La simple mort d'un animal à fourrure.
Il existe diverses méthodes de mises à mort des visons, dont l'inhalation forcée de gaz carbonique,
rupture de la colonne cervicale, électrocution anale, injection de poisons, etc. etc.